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Livre

Financer l'expansion: Création monétaire, allégement fiscal, prospérité

Raymond Chuilon

Economica

Sans être inédit, le sous-titre sur la couverture " Création monétaire, allégement fiscal, prospérité " n'a rien pour déplaire. Peut-être vaudrait-il mieux en rester là, tant sont minces les chances de convaincre M. E. Balladur, et... les faits. Point de départ du directeur de la FIDAL (Fiduciaire, juridique et fiscale de France) : nous, Français, ne sommes pas très sûrs de nos affaires, à côté de l'Allemagne, du Japon et des États-Unis. Pour ce dernier pays, l'envoi du texte à l'imprimerie n'a-t-il pas été antérieur aux récents événements ? Les prix, est-il observé, n'ont pas baissé, pendant cette crise. Peut-être le mot crise est-il impropre ou trop vague, peu importe. Nous sommes face à face avec le problème des prélèvements obligatoires, ce qui a, tout au moins, le mérite de nous rajeunir. A l'inverse de tant d'autres, l'auteur ne se borne pas aux procédés de l'escamotage, pratiqués dans toute la France, excepté dans les quelques hectares qui séparent la rue de Rivoli des jardins du Palais Royal. A la condamnation succèdent des suggestions : la surprise n'est pas dans le remplacement de la taxe professionnelle par un nouvel appel à cette bonne nourrice, la TVA, mais dans la majoration de la taxe d'habitation, qui est déjà le plus bel exemple de tératologie fiscale : imposer le besoin vital qu'est le nid. En résultera-t-il, comme il est dit, une réduction des dépenses locales ? Nous touchons ici à l'humour. Une allusion opportune aux défaillances attendues de la Caisse des retraites mais sans mention de la cause fondamentale : la chute de la natalité. La suppression des droits de succession, proposée ici, vise surtout les entreprises. Une commission de très sages avait donné, il y a peu de temps, un avis sur cette question délicate. La réflexion est-elle si redoutable ? Quant à la création monétaire, évaluée ici à 260 milliards par an, son montant devrait être affecté pour une large part, est-il dit, aux collectivités publiques ; à tout le moins est sous-estimée l'importance des échanges extérieurs. Une brève conclusion : baissons de 260 milliards les prélèvements sur les entreprises, le chômage et la crise disparaitront. A tout le moins, le besoin de détente est-il satisfait.