Livre
Anarchie, état et utopie
Anarchie, État et utopie (titre original : Anarchy, State, and Utopia) est un ouvrage de philosophe politique écrit par le philosophe américain Robert Nozick. Il y défend des conceptions philosophiques minarchistes, considérant la possibilité d'un État « minimal ».
En opposition au livre Théorie de la justice (1971) de John Rawls, et dans un débat avec Michael Walzer1 Nozick plaide en faveur d'un État minimal, c'est-à-dire un État limité aux fonctions étroites de protection contre la violence, le vol, la fraude, et veillant à l'application des contrats, etc. Lorsqu'un État prend plus de responsabilités que celles-ci, Nozick considère que les droits individuels seront violés. Pour soutenir l'idée de l'État minimal, Nozick présente un argument qui illustre comment celui-ci découle naturellement de l'anarchie et comment toute expansion du pouvoir de l'État au-delà de ce seuil minimaliste est injustifiée.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anarchie,_%C3%89tat_et_utopie
Les thèses développées dans cet ouvrage ont fait l'objet aux États-Unis d'un large débat parmi les philosophes, les économistes et les sociologues. Robert Nozick a largement contribué à populariser les idées des libertariens américains s'opposant à toute intervention de l'État, sauf à enfreindre les droits des personnes. Il propose une nouvelle théorie de la justice distributive (en opposition à celle de Rawls), un modèle d'utopie favorable à l'expérimentation d'un État minimal et, enfin, une synthèse de philosophie politique « équivoque et inépuisable », suivant une formule chère à Raymond Aron.