Auteur
Karl Marx
1818 - 1883 · Allemagne
10 livres · 1 citation
À propos
Karl Marx est né dans une famille bourgeoise de Trèves, en Rhénanie. Il étudie la philosophie et s'imprègne de la pensée de Friedrich Hegel, à l'origine de la dialectique, un outil conceptuel dont il se servira toute sa vie.
Le jeune homme dirige à Cologne une gazette libérale. C'est le début de ses ennuis matériels. Il doit émigrer à Paris où il fait la connaissance de Bakounine et Proudhon, des théoriciens de la révolution sociale, et se lie d'amitié avec Friedrich Engels, fils de riches industriels, qui va lui permettre de se consacrer pleinement à ses travaux intellectuels.
À Bruxelles, en 1845, les deux amis publient L'Idéologie allemande où ils présentent la théorie du matérialisme historique qui voit dans l'économie le ressort unique des sociétés humaines à l'exclusion de tous les autres : les progrès humains et les changements de tous ordres trouvent leur origine dans la lutte des hommes entre eux et contre la nature, pour l'appropriation de leurs subsistances.
Marx qualifie d'«idéalistes» les penseurs qui prétendent que les hommes peuvent être mus par d'autres motivations. En 1848, il condense sa pensée dans un opuscule destiné à servir de programme à un obscur parti, la Ligue des communistes : Le Manifeste du Parti communiste. Il y prédit la fin de l'Histoire et la disparition de l'État après que le prolétariat aura abattu la bourgeoisie et mis un terme à la lutte des classes.
En 1849, le philosophe s'établit à Londres. Il rédige les statuts de l'Association internationale des travailleurs (la 1ère Internationale socialiste) et publie Le Capital, son œuvre majeure.
Livres
10Citations
1Vous êtes saisis d'horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais, dans votre société, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres. C’est précisément parce qu'elle n'existe pas pour ces neuf dixièmes qu'elle existe pour vous. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui ne peut exister qu'à la condition que l'immense majorité soit frustrée de toute propriété. En un mot, vous nous accusez de vouloir abolir votre propriété à vous. En vérité, c'est bien ce que nous voulons.
Dès que le travail ne peut plus être converti en capital, en argent, en rente foncière, bref en pouvoir social capable d'être monopolisé, c'est-à-dire dès que la propriété individuelle ne peut plus se transformer en propriété bourgeoise, vous déclarez que l'individu est supprimé.
Vous avouez donc que, lorsque vous parlez de l'individu, vous n'entendez parler que du bourgeois, du propriétaire. Et cet individu-là, certes, doit être supprimé.
Le communisme n'enlève à personne le pouvoir de s'approprier des produits sociaux ; il n'ôte que le pouvoir d'asservir à l'aide de cette appropriation le travail d'autrui. […]
La conception intéressée qui vous fait ériger en lois éternelles de la nature et de la raison vos rapports de production et de propriété —rapports transitoires que le cours de la production fait disparaître —, cette conception, vous la partagez avec toutes les classes dirigeantes aujourd'hui disparues.
Marx, F. Engels : le manifeste du parti communiste (1847).